Parcours

L'injonction

Durant la saison 2025-26, dans le canton de Genève, ce groupe explore la thématique de l'injonction.

Il rassemble des patient·es du Caap Arve, l'artiste Serval et les médiateur·rices Catherine Tinivella Aeschimann et Thierry Scherer.

© Jan Fabre, My only nation is imagination (2014) © Jan Fabre

Présentation

Dans Mon vrai nom est Elisabeth (2024), Adèle Yon retrace l’histoire de son arrière-grand-mère Betsy, qui fut internée et lobotomisée dans les années 1950 car elle était alors considérée par son milieu familial bourgeois comme « trop expansive » et « trop libre ». Au fil des pages de ce récit familial, l’autrice questionne ainsi la façon dont les normes et les injonctions sociales ont pesé sur le destin de Betsy, allant jusqu’à la priver de son intégrité physique.

À la croisée de l’enquête personnelle et du récit historique, le livre d’Adèle Yon dénonce la façon dont la société contrôle le corps et la vie des femmes, et redonne une voix à celles que l’histoire officielle a souvent réduit au silence. Plus largement, il nous invite à réfléchir à ce qui guide nos comportements, nos choix et nos identités. Peut-on résister aux contraintes implicites ou explicites qui orientent nos existences ? Pouvons-nous réellement nous affranchir des attentes de la société ou sommes-nous toujours le produit de notre époque et de notre culture ? Les injonctions sociales menacent-elles nos libertés fondamentales ?

Activités

Le groupe participera aux sorties culturelles suivantes : 

Participant·es

Le groupe rassemble des patient·es du Caap Arve à Genève

Intervenant·es

Spectacles

 

Laisse béton (merci Renaud)

Début janvier 2022, dans la campagne genevoise, deux voitures de chantier d’une multinationale suisse sont incendiées dans une gravière lui appartenant. Plus d’une année plus tard, un jeune homme – qu’on appellera Jérémy* – est arrêté par la police en sortant de chez lui. Il est soupçonné d’être l’un des auteurs de cet incendie criminel. Placé en détention provisoire, une forte mobilisation populaire contribue à ce qu’il soit libéré après avoir passé plus de trois mois enfermé.

Cette première production Théâtre du Loup est portée par Jérôme Richer, l’un des trois nouveau·elles co-directeur·ices du Loup. Cette nouvelle pièce, écrite à six mains et nourrie par la pratique du théâtre documentaire –comme souvent dans le travail de Jérôme –, s’inspire de l’histoire de Jéremy* pour fabriquer une épopée d’aujourd’hui où on croise un jeune homme révolté, des activistes du climat, une mère éplorée, une multinationale du béton, des anonymes… On y parle du monde. On y parle de nous. De la jeunesse. De ses espoirs. Ses aspirations. De là où nous vivons. De Genève. De la colline du Mormont. De la Syrie. De cathédrales en béton. On y parle aussi d’argent. De dégradation du vivant. De perte. De bonheur aussi. De joie. De retisser des liens entre les vivant·es.

Sur le plateau, une grande distribution et de la musique en live, pour incarner cette histoire à la fois locale et terriblement mondiale.

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La Grande Ourse

En rentrant de l’école avec son fils, une mère laisse échapper le papier du bonbon qu’elle vient de manger. Le soir même, la police sonne au domicile familial, l’interroge sur ce qui est alors qualifié de « crime honteux » et la place finalement en garde à vue pour un simple emballage oublié sur la voie publique.
Commence alors pour elle le début d’une longue dégringolade, prise en étau entre tourmente judiciaire et médisance du qu’en-dira-t-on. Face à l’injustice étourdissante qu’elle subit, la mère engage une réponse organique, venue du plus loin de son être, comme puisée du fond des âges : elle se transforme en ourse.
Elle s’ensauvage. Quand plus personne ne l’écoute, que le monde des humains l’enferme toujours un peu plus et l’éloigne des autres, renouer avec une nature profonde et ancestrale est alors son ultime issue. Sa prise de pouvoir sur le cours des choses.
Dans une langue du quotidien tirant progressivement vers le poétique, Penda Diouf construit une fable écoféministe ancrée dans la réalité crasse de notre époque en entremêlant violences policières, racisme et sexisme.
Evelyne Castellino malaxe cette matière en alliant vidéo, mouvements chorégraphiques et voix chorales pour composer un conte scénique frisant la dystopie, dans lequel la vidéosurveillance est omniprésente.
Entre instinct de survie animal, quête de soi et résistance face à l’oppression, elle propose un récit alternatif affranchi du réel pour répondre aux violences de nos sociétés occidentales modernes et nourrir nos imaginaires de fictions nouvelles.

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Exposition

Pavillon Simone Weil

Invité par la Fondation Pavillon Sicli et la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle (FASe) à ouvrir grand les portes du Pavillon Sicli, l’artiste Thomas Hirschhorn propose un monument précaire et éphémère, un hommage à la philosophe française Simone Weil qui sera ouvert au public 7j/7 de 10h à 22h pendant 78 jours.

Cette œuvre s’inscrit dans la démarche artistique que Hirschhorn qualifie de «Présence et Production» impliquant sa présence active et une création quotidienne en coopération avec des habitant·es·x de Genève. Une cinquantaine de coopérant·es·x participeront ainsi activement au "Pavillon Simone Weil" par leur présence quotidienne pendant 12 semaines au « Pavillon Simone Weil ». L’œuvre prendra ainsi la forme d’un espace de réflexion et de création, accessible et gratuit – transformant le cadre institutionnel en une véritable place publique au cœur d’un quartier en pleine mutation.

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Rencontre

Cécile Boss

Docteure en sciences de l'éducation

Cécile Boss est Docteure en sciences de l'éducation (Université de Genève, Faculté de Psychologie et des Sciences de l'éducation) et diplômée du Master de recherche CCC (critical, curatorial, cybermedia) (Head-Genève). Elle est actuellement Maîtresse-assistante à l'Université de Genève (équipe Erhise). Ses présentes recherches en histoire de l’éducation portent sur les relations entre mouvements sociaux et éducation, sur le travail social et la protection de l’enfance. Sa discipline est l'histoire, qu'elle croise avec les approches critiques et intersectionnelles. Elle a aussi eu de nombreuses implications dans le travail social en Suisse.

Partenaires

 La Marmite remercie les partenaires qui ont soutenu ce parcours.